Le Dimanche 21-01-2007 - Montélimar - Drome (26) - FRANCE
Visite du musée Européen des Avions de chasse situé à Montélimar dans le département de la Drome. Le musée possède une petite collection de 40 avions.
Historique
Le musée des avions de chasses a été inauguré en 1985. Comme de nombreux musées privés, le Musée européen de l’Aviation de Chasse est régi par la loi de 1901 sur les Associations, et vit grâce aux nombreuses visites individuelles, aux visites guidées (pour plus de dix personnes) et aux dons. Animé par une équipe de bénévoles, il compte quatre salariés dont les compétences et les connaissances sont quotidiennement appréciées. Un chantier de réinsertion illustre par ailleurs l’aspect social de l’association qui s’entoure de quelques CEC et CES* pour bâtir, entretenir et enjoliver le site. Ces jeunes, encadrés par l’un des trois salariés permanents du musée, participent activement à la vie de l’association et conservent généralement un bon souvenir de leur passage à Montélimar. Une modeste contribution d’état récompense cette initiative.
Le Piper PA22 Tripacer et l’OV-10B Bronco sont régulièrement présentés en vol dans les meetings aériens de la saison estivale où l’Amicale des Avions Anciens de la Drôme représentait le musée de Montélimar. Cette entité (AAAD) fait désormais partie intégrante du Musée Européen de l’Aviation de Chasse, les deux associations ayant fusionné sous la présidence d’Alain Bes pour en faciliter la gestion.
Les avions
Sud Aviation Alouette II
D'abord immatriculé "DZ" dans l'armée de l'air, cet hélicoptère volait à l'escadron de transport E.T 4/67 Durance qui comprenait 3 Alouette II et autant de Puma. Remplacée en 1991 par un Fennec, l'Alouette II s/n 152 est alors placé en "pot de fleur" sur la base aérienne 200 d'Apt-St Christol jusqu'à son changement d'affectation le 31 août 1998. Après le démantèlement du 1er Groupement de Missiles Stratégiques et la dissolution du Durance, l'Alouette II, qui porte toujours son code 67-OI, est affectée au Musée de l'Air et de l'Espace qui l'a confié au Musée de Montélimar. Elle est actuellement en cours de restauration par le Viking.
Dassault 312 Flamant (n°172 et 210)
C'est avec le Dassault immatriculé F-AZAI, qu'a commencé la belle aventure du musée de Montélimar. Portant le s/n 228 et une livrée camouflée sensée représenter un bombardier moyen de l'armée de l'Air 39-45, cet avion a été détruit au cours d'un meeting aérien, entraînant dans sa chute Denis et Bouclette. A Avord, il portait le code 319 CP.
Le Dassault 312 s/n 172 exposé en statique, a été donné par l'armée de l'Air à l'aéro-club de Montélimar en 1989. Il faisait partie des derniers Flamant à avoir volé au sein du GE 319 d'Avord (319-CD) où il servait comme ses confrères à la formation des équipages de transport.
Dassault Ouragan
L'Ouragan s/n 214 a terminé sa carrière opérationnelle sur la base école de Meknès (Maroc) qui ferma en 1961 ; à cette époque, l'entraînement se faisait sur T-33, et les pilotes étaient ensuite lâchés sur monoplace. L'Ouragan a été le premier vrai chasseur de nombreux élèves pilotes après le retrait des Vampire. Fin 1961, tous les avions, dont notre Ouragan codé "UG", furent rapatriés sur Tours et y terminèrent leur vie. Echappant à la destruction, il a été donné à l'aéro-club de Tours-Sorigny où il est resté longtemps exposé. Laissé à l'abandon, il a été rapatrié en 1986 à Montélimar et à été repeint aux couleurs de la prestigieuse Patrouille de France 1956, alors basée à Bremgarten en Allemagne.
Dassault Mystère IVA (n°186 et 48)
Le premier reçu porte le s/n 48 (réacteur Tay et gouvernes de profondeur). Après Nancy (7-AG) et Tours (314-ZF), il a fini chez les pompiers de la base de Bordeaux qui s'en servaient pour l'entraînement à la lutte anti-incendie. Il est en cours de restauration par Loïc et Glignôme.
Dassault Super Mystère B2
Le SMB2 s/n 21 a été affecté à Creil (10-SR), avant de rejoindre l'escadron 2/12 Cornouailles de Cambrai dont il porte encore les couleurs. Il a été par la suite démonté et remonté de nombreuses fois par les élèves de l'école technique DGA de Villebon sur Yvette, dans la région parisienne (91). Sauvé in extremis de la destruction par la tempête du 1er janvier 1999 (un arbre a coupé en deux le hangar dans lequel il se trouvait !), il a été confié par le Musée de l'Air à notre association. L'avion a été démonté et convoyé à Montélimar en deux voyages au cours de l'année 2001. Il totalise 3 854 heures de vol.
Dassault Mirage IIIA 09
Le Mirage III A-09, qui a volé pour la première fois le 19 septembre 1959, n'a pas eu une carrière de tout repos puisqu'il a été accidenté deux fois à l'atterrissage sur la piste de Cazaux en 1960 (H.Suisse) et en 1961 (R.Farsy), sans dommages pour les pilotes. Jugé irréparable par Dassault, il fut transféré au CEV qui l'utilisa pour tester les barrières d'arrêt Aérazur qui équipent nos bases aériennes. Propulsée par un moteur à poudre, l'Arbalète était expédiée à des vitesses croissantes dans ces dispositifs de sécurité. L'avion a fini sa carrière mouvementée en validant la crosse d'arrêt qui équipait les Mirage belges, avant de finir isolé dans un coin de la Crau.
Dassault Mirage IIIC
Le Mirage IIIC s/n 55, dont le premier vol remonte au 23 janvier 1962, provient de la base aérienne 721 de Rochefort où se trouve l'école des mécaniciens de l'armée de l'Air.
Affecté auparavant à la 10éme escadre de chasse de Creil où il a volé au sein des deux escadrons 1/10 Valois (10-SN), et 2/10 Seine (10-RO puis 10-RN), il a été peint en rose vif à l'occasion de la saint Eloi 1989 ! Curieusement, il porte encore les codes du 2/10... Mais les insignes de tradition de l'escadron voisin !!! Et totalise 4 762 heures de vol.
Dassault Mirage IIIS
Le Mirage IIIS immatriculé J-2304 est le premier avion entièrement fabriqué en Suisse, les précédents venant de France. Portant le s/n 17-26-101-994, il est entré en service le 19 Avril 1966 au sein de la 17éme escadrille de Payerne, et a fini sa carrière comme tous ses confrères à la 16éme. Réformé le 31 décembre 1999 à Buochs, il a été soigneusement démonté et stocké à l'abri dans une caverne. L'action efficace du Kit Model Montilien, qui entretient d'excellentes relations avec les Forces Aériennes Suisses, a été déterminante dans l'attribution de cette machine. Cet avion sera le seul IIIS donné à un musée français : il a été réceptionné le 29 mars 2003.
Dassault Mirage IIIRS
Assemblés à la Fabrique Fédérale Aéronautique d'Emmen, les 18 Mirage IIIRS commandés par la Suisse on été intégrés au sein de l'Escadrille 10 de Dübendorf ; ils étaient parfois déployés à Buochs au bord du lac des Quatre Cantons, où se trouvaient les ateliers d'entretien et la caverne de stockage allouée aux AMIR (Aufklärer MIRage ou Mirage Eclaireurs). Le Mirage III RS codé 2103 (s/n 17-26-135/1028) a été livré le 8 août 1968 et a franchi le premier le cap des 3 000 heures de vol. C'est à cette occasion qu'il a été orné de l'aigle coloré de l'Escadrille 10 sur le côté gauche de la dérive. Après avoir effectué un total de 55 700 heures de vol, les Mirage IIIRS on quitté le service actif le 17 décembre 2003. Réformé le 31 décembre 2003, le J-2103 totalise à lui seul 3 410 heures de vol.
Dassault Mirage IIIBS
Toutes les forces aériennes qui ont adopté le Mirage III pour assurer la protection aérienne de leurs pays ont aussi commandé l'avion en version biplace. La Suisse disposait de 57 monoplaces de chasse (Mirage IIIS), de 17 monoplaces de reconnaissance (Mirage IIIRS) et de 4 biplaces (Mirage IIIBS). Ces derniers ont été utilisés pour la transformation opérationnelle, l'entraînement au pilotage sans visibilité et pour les contrôles périodiques. L'avion exposé (s/n 227F/BS1) a été le premier livré aux Troupe d'Aviation le 2 avril 1964, et a participé au sein de l'InstruFISt 14 à la formation des pilotes des Fliegerstaffel 16 et 17 à Payerne. L'avion a été modernisé en 1991.
Dassault Mirage IIIEX
Le Mirage III E s/n 467 a fini sa carrière dans l'armée de l'Air à la 13éme escadre de chasse de Colmar, où il volait au sein de l'escadron 1/13 Artois (13-QC). Rachetée par Dassault, la cellule a été profondément modifiée dans l'usine de Biarritz pour intégrer toutes les modernisations proposées par Dassault Aviation à ses clients. Devenu Mirage IIIEX, ce prototype a volé le plus souvent aux mains de Patrick Experton, pilote d'essais responsable du programme, qui l'a présenté plusieurs fois en vol au Salon du Bourget. Stocké à Istres une fois les essais terminés, il a été donné au musée par Serge Dassault en 1992.
Dassault Etendard IVM
L'Etendard IVM s/n 30 est sorti des chaînes de Bordeaux-Mérignac en 1962. Il a volé au sein des flottilles 11F et 17F, avant de finir à l'escadrille de servitude 59S. Cette dernière unité, stationnée sur la base aéronavale d'Hyères, avait pour mission de faire passer aux pilotes leur qualification appontage. Arrêté de vol à la fin des années 70, l'avion a rejoint Cuers pour trouver refuge chez Gérard Berger, ancien pilote marine et collectionneur d'avions, disparu tragiquement en 2003. Cet appareil nous a été confié par sa famille, et est exposé en son hommage. Il est en état de vol, et porte les couleurs de la 59S. Nous l'avons rapatrié au printemps 2004.
Fiat G91T3
Le FIAT G91T3 exposé au musée provient de la Luftwaffe. Les effets conjugués des UV et de la pluie ont une influence néfaste sur les peintures, mais révèlent les marquages antérieurs. C'est ainsi qu'apparaît sur le nez l'insigne circulaire bleu et blanc du WTD 61 de Manching. Lorsque le Centre d'Essais en Vol allemand a fêté son 35ème anniversaire, le 98+58 a reçu cette très originale livrée colorée. Les petits réservoirs de carburant sont fixés à demeure sous les voilures des biplaces.
Douglas DC-3A
Le DC-3A s/n 2023 est sorti en 1942, et a servi dès sa sortie d'usine au transport de hautes personnalités au sein de la 7th Air Force. C'est ainsi que le Maréchal Montgomery en a fait un moment son avion personnel. Après guerre, il est entré au service de la compagnie Northern Airlines qui l’a modifié en DC-3A (capots, magnétos, trappes de train etc. ...). Utilisé ensuite comme bonne à tout faire un peu partout en Afrique, il a fait une pose en Israël où il a été récupéré. C'est Jean Ritter, membre du musée, qui l'a convoyé à Montélimar... avec une escale forcée à Malte !
Matra R422
La société privée MATRA s'intéresse aux missiles tactiques dès 1948. L'objectif est d'étudier un missile anti-aérien autoguidé sol-air d'une portée de 30 km, dont la première phase de tir est téléguidée. Le défi que représente l'autoguidage semble ambitieux, en particulier avec la technologie électronique de l'époque. L'utilisation du téléguidage, est à cette époque limitée aux missiles à courte portée contre les cibles peu manoeuvrante, comme les missiles antichars et air-sol de portée réduite. Deux missiles sol-air différents sont essayés : Le R422, avec un propulseur à propergol solide, et le R431, avec un statoréacteur. En 1958, la mise au point des deux lanceurs et de la phase de téléguidage de la version retenue, le R422, est achevée. Il reste à effectuer les essais de la phase d'autoguidage terminal ; mais voila, l'autodirecteur électromagnétique prévu n'est pas performant, et le programme arrêté suite à la décision d'acquérir du Hawk américain.
Ce missile sol air MATRA R422 était en "pot de fleur" à l'entrée de la base aérienne de Nîmes-Courbessac.
Dassault Mirage G8-02
Il ne reste du splendide Mirage G8-02 que le tronçon central de fuselage recevant la voilure et les trains, et la partie avant qui servait de cabine de simulateur. Il semble que le reste ait été ferraillé. Les dimensions de l'ensemble sont éloquentes, et donnent une idée de la taille de l'avion, dont un exemplaire (G8-01) est visible dans la salle des prototypes au Bourget.
Max Holste MH 1521 Broussard
Le MH 1521 Broussard s/n 124 a servi à l'escadron 2/60, qui deviendra le GAEL (Groupe Aérien d'Entraînement de Liaison) à Villacoublay. Transféré à la Région Nord-est sur la base de Metz-Frescaty, il porte ensuite le code 41-AE à l'escadron de liaison aérienne ELA 41 Verdun. Sa carrière se termine enfin à Nîmes-Courbessac où il fait partie des deux avions de ce type affectés également à la liaison. Codé HF, il a été conservé sur cette même base jusqu'a sa fermeture, et récupéré par l'association Squadron 64 de Compiègne (60). Son président l'a mis à la disposition du musée de Montélimar.
De Havilland Vampire T Mk11
Trois Vampire sont visibles au musée.
Le biplace T Mk11 est un authentique Vampire anglais qui finissait ses jours en "pot de fleur" à l'entrée de la base de Cosford, située à 250 km au Nord-est de Londres. L'histoire de l'avion ainsi que les photos de la restauration, sont visible en page "Restauration".
De Havilland Vampire F Mk6b
Le Viggen 73 exposé à Montélimar porte le numéro 37811. Il était en service au sein de la Flygflotill 21 stationnée à Lulea-Kallax dans le nord de la Suède lorsque la force aérienne suédoise a décidé de nous en faire cadeau. L’éclair qu’il porte sur la dérive symbolise sa participation à l’exercice interarmées Elite 2005 en Allemagne (ELectronic warfare LIve Training Exercice). L’avion, qui s’est posé à Valence le 12 septembre 2005 en présence des autorités civiles et militaires suédoises, totalise 1 804 heures de vol. Ce SK37E est le seul Viggen biplace de couleur grise.
Hawker Hunter Mk58A
Produit chez Hawker Siddeley dans son usine de Kingston upon Thames, le Hunter, qui porte le s/n XE55, a décollé pour la première fois de Dunsfold aux mains de Don Lucey le 25 août 1959.
Livré à Emmen le 8 octobre de la même année, il est affecté à l'escadrille 8. Retiré du service le 19 décembre 1994, il totalise 2 442 heures de vol et 1 114 atterrissages. Fredo Frütschi, pilote suisse de renom, propriétaire d'une belle ferme ardéchoise, et méridional de cœur, l'a convoyé à Valence le 13 Juillet 1995.
Lockheed T-33
Deux T-33 sont visibles au musée. Le premier arbore les couleurs allemandes, et une décoration haute en couleurs du Waffenschule 50 de Fürstenfeldbruck. Il a été offert au musée par la ville de Ravensburg, ville allemande jumelle de Montélimar.
Le second appareil, codé TR-045, porte les couleurs d'un avion en service à l'école de chasse de Meknès (Maroc) dans les années 50. Il était auparavant à Tours avant de rejoindre Aix les Milles et Cuers où il faisait partie de la collection de Gérard Berger. Il est arrivé début 2004.
Canadair CT-33
Récupéré sur la base de Saintes, ce T-Bird avait auparavant volé à l'école de chasse de Meknès avant que celle ci ne déménage à Tours en 1961.
Codé 314-UV au groupement école 314, il sera finalement retiré du service en 1981 à l'arrivée des premiers Alphajet. Actuellement en cours de restauration, il retrouvera bientôt les couleurs vives que portaient les derniers T-33 du GE314, grâce au concours de l'armée de l'Air, et si Jean-Loup veut bien s’en occuper !
MiG21 UTI Mongol
Ce biplace de transformation opérationnelle provient de la NVA (National Volksarmée), armée de l'Air de l'ancienne RDA. Il a été démonté sur la base aérienne de Rottenburg, à proximité de la frontière polonaise, et acheminé par la route (1 660 km) jusqu'à Montélimar. Il était complet, jusqu'au jour où des visiteurs peu scrupuleux ont pillé les tableaux de bord !
MiG 23 Flogger
L'avion exposé au musée, complet avec son armement, provient de la NVA (National Volksarmée) armée de l'air de l'ex RDA. Il a été utilisé par le centre d'essais en vol allemand de Manching jusqu'a son retrait. C'est le premier MiG 23 donné à un musée et ce, grâce au concours du comité de jumelage entre Montélimar et Ravensburg.
Morane Saulnier MS760 Paris IIR
Le Paris IIR N°116 immatriculé F-ZJON a effectué toute sa carrière au Centre d'Essais en Vol au sein duquel il servait d'avion de liaison. Il permettrait ainsi au personnel autorisé de rejoindre rapidement les bases de Brétigny, Istres et Cazaux où étaient alors réparties les antennes du CEV. Acquis par le Marché N°70745/SMPA du 26 novembre 1963, il a été livré à Istres le 1er juin 1964 ; en fin de potentiel, l'avion est cédé au Musée de l'Air par décision N°85/SDT du 2 mars 1998 et abrité à Brétigny. Il a été démonté par les membres du musée et rapatrié à Montélimar au printemps 2001.
Morane Saulnier MS 733 Alcyon
Le Morane Saulnier 733 exposé a toujours volé aux mains d'utilisateurs civils. Affecté au SFA (Service de la Formation Aéronautique) à Montpellier, il a formé de nombreux pilotes civils avant que Gilbert Villa ne le prenne en compte. Racheté par deux membres du musée, il est actuellement en cours de restauration. Par ailleurs, un des Alcyon en état de vol appartenant à un collectionneur et ami du musée, stationne régulièrement dans un de nos hangars.
North American OV-10B Bronco
Avec un peu de chance, vous verrez deux Bronco à Montélimar, dont un en parfait état de vol. En effet, le 99+24 est le seul avion de ce type visible en vol en Europe, et les organisateurs de meeting aériens se l'arrachent. Obtenu grâce aux accords de jumelage entre Ravensburg et Montélimar, cet avion est arrivé en vol en décembre 1991, et a passé 3 ans à l'extérieur. Une aide précieuse des mécanos du CEV d'Istres a permis de le remettre en vol en février 1996. Il est immatriculé comme avion de collection F-AZKM.
Le second, statique et immatriculé 99+27, est l'avion magasin du premier. Il porte toujours les couleurs du Schlessplatzstaffel de Lübeck où il servait de remorqueur de cibles. Des éléments vitaux ont été sectionnés pour qu'il ne revole plus.
Piper PA22 Tripacer
Cet avion civil a appartenu successivement à un pilote allemand, à un hollandais, puis à un belge avant qu'un des membres de l'amicale ne s'en rende propriétaire. Repeint en 2002 aux couleurs du 1er GALTOM de l'ALAT, il a participé à quelques meetings aériens, parfois très éloignés de sa base Montilienne. L'Amicale des Avions Anciens de la Drôme s'en sert comme avion de liaison.
Fouga CM 170 Magister (n°57,101, 150)
Les deux Magister présents sur le site viennent de l'armée de l'Air.
Le s/n 57 a fini comme avion de liaison à la 13éme escadre de chasse (Colmar) où il était codé 13-TD. Auparavant il avait volé à l'école de l'air de Salon de Provence (TK), au GE 315 de Cognac, et avait été affecté au transport de l'ambassadeur de France à Rome (41-AW).
Le s/n 101 provient de la 12éme escadre de chasse de Cambrai où il portait le code 12-XL. Sa carrière l'a amené de Châteaudun (AH) à Dijon (2-HA) en passant par Mont de Marsan (BC) et Cognac (315-RJ). Il a été repeint dans les couleurs de la patrouille de France 1964-1971. Un troisième avion (s/n 150) sert de magasin de pièces détachées pour les deux autres.
Vought F8P Crusader
Le Crusader s/n 4 (BuNo 151735) sert de banc d'essais du système d'armes AWG-4 du 25 août au 24 septembre 1964, avant d'embarquer à bord de l'Arromanche qui le ramène en France.
Il vole au sein des flottilles 14F (corsaire borgne) et 12F (canard au tromblon) stationnées à Landivisiau (Finistère Nord), jusqu'a sa modernisation en F8P. Sa mise à la retraite sonne en 1998, date à laquelle il se trouve à Cuers. Poussé dans le parc à ferraille, il est cannibalisé avec d’autres confrères. Ce Crusader porte la marque du CC Roland Alech, avant dernier pacha de la flottille 12F sur Crouze, et pilote de marque Rafale Marine. L’avion sera repeint dans les couleurs que portaient les F8E (FN) à leur livraison en 1964, gris et blanc.
Republic F-84F Thunderstreak
Produit sous le numéro 52-7175, notre F-84-51-RE fait partie des 197 F-84F livrés à la Force Aérienne Belge, qui l'a réceptionné le 19 novembre 1955. A l'époque, il était codé "UR-D", une immatriculation qui se transforma en "FU-29" au sein du 1er Squadron (le chardon) de Bierset. Sa carrière aurait pu s'arrêter sur la base de stockage de Koksijde le 10 mai 1971 ; mais comme plusieurs de ses collègues, il fut transformé en leurre en avril 72 pour représenter au sol un Mirage V, et reçut le code factice "BA-02", toujours à Bierset. Michel Pont fit l'acquisition de ce Thunderage, et l'échangea au musée contre un Fouga.
SNCAN SV4 Stampe
Le Stampe s/n 643, qui n'a rien d'un avion de chasse, a été prêté par le Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget. L’ancien avion de Joseph Setton, importateur Pioneer en France est complet et pourrait revoler si des collectionneurs peu scrupuleux ne lui avaient subtilisé son hélice ! Le F-BMRU a trouvé sa place dans le nouveau hall d’accueil du musée.
Sud Aviation SE 210 Caravelle 3
Notre Caravelle, qui porte le s /n 116, a très peu transporté de passagers. Livrée à Finnair qui l’exploita peu de temps, elle a effectué l'essentiel de sa carrière au CEV, où elle servait d'avion laboratoire. Elle a ainsi permis de mettre au point de nombreux équipements destinés à Concorde ou aux Airbus, et a beaucoup volé dans le cadre de missions à caractère scientifique ou technique. Le dernier vol d'une Caravelle française a eu lieu le 14 février 1998, lorsque la s/n 116 a rejoint Istres au départ de Brétigny. Elle a ensuite été démontée par les membres de l'amicale, et rapatriée par voie routière à Montélimar au printemps 2000.
Saab SK37 E Viggen
Le Viggen 73 exposé à Montélimar porte le numéro 37811. Il était en service au sein de la Flygflotill 21 stationnée à Lulea-Kallax dans le nord de la Suède lorsque la force aérienne suédoise a décidé de nous en faire cadeau. L’éclair qu’il porte sur la dérive symbolise sa participation à l’exercice interarmées Elite 2005 en Allemagne (ELectronic warfare LIve Training Exercice). L’avion, qui s’est posé à Valence le 12 septembre 2005 en présence des autorités civiles et militaires suédoises, totalise 1 804 heures de vol. Ce SK37E est le seul Viggen biplace de couleur grise.
Accèssibilité pour les personnes à mobilité réduite :
Les entrepôts sont accessibles, par contre l'extérieur n'est pas aménagé. En fauteuil il faut rouler dans l?herbe, et c?est même un peu boueux. Sinon le musée est jolie, il est dommage que certains avions soit constamment dehors, ils n?ont pas l?air d?être entretenu et il s?abîme.
Site officiel : http://www.meacmtl.com/